Imprimer

Frédéric Lefèvre, notre nouveau curé. 

Vous avez été ordonné prêtre en 1997. Quel était votre parcours avant cette ordination ?

Frédéric Lefèvre : Je suis né à Lille où j’ai fait mes études. Après le lycée, j’ai suivi à Paris une formation d’animateur socio-culturel. Je n’ai pas exercé le métier, puisqu’après cette formation je suis entré au séminaire de Lille.

Vous n’avez pas exercé le métier d’animateur mais vous vous êtes beaucoup intéressé à la jeunesse.

Oui. Pendant les 3 années passées à Bailleul, après mon ordination, j’ai eu en charge la pastorale des jeunes avec en particulier les Journées Mondiales de la Jeunesse en 1997 et 2000. Ensuite, à Dunkerque j’ai eu en charge le monde scolaire, public et privé, ainsi que le monde universitaire. Il s’est agi de coordonner ce qui pouvait se faire de manière isolée dans le public et le privé. Je ne suis pas sûr d’avoir pu totalement aboutir mais j’ai apprécié les rencontres et le fait de travailler ensemble.

Ces rencontres vous avez continué de les apprécier pendant l’année passée à Bruxelles

En effet, j’ai passé une année à étudier la théologie pastorale à l’institut Lumen Vitaede Bruxelles. L’institut a une forte dimension internationale et cela m’a permis de beaux échanges en particulier avec des prêtres africains chez qui la vie ecclésiale est très différente.

Ensuite vous êtes chargé d’une paroisse et du service des vocations. En quoi est-ce que cela consiste ?

En 2006, je suis nommé curé de Saint François à Cassel et en même temps responsable du service des vocations. Ça consiste à entretenir le souci des vocations en proposant des animations, par exemple des veillées : nous l’avons fait avec le groupe Provoc’. Il s’agit aussi d’accueillir des jeunes pour les aider à discerner leur projet. J’ai l’occasion, à ce moment-là, de suivre une formation à l’IFEC, institut de formation pour les éducateurs du clergé.

Après Cassel, les Weppes

Eh oui. Je suis nommé en 2012 curé de Saint-Rémy – Saint Paul, 8 villages, 20.000 habitants. J’y exerce le ministère en lien fort avec l’équipe d’animation paroissiale, deux diacres et deux prêtres âgés. Si j’avais quelque chose à retenir de ces 9 années, c’est d’avoir réussi un rajeunissement de nos assemblées, les têtes grises sont restées et de plus jeunes, avec des enfants, les ont rejoints. Ce rajeunissement est une belle chose. Il a tenu même pendant le confinement. Nous avons mis en place des protocoles sanitaires très stricts qui ont permis aux personnes de se sentir en sécurité. Et comme bénéfice, il y a maintenant un service d’accueil.

Vous avez même célébré une messe pour la coupe du monde !

C’était une occasion de chercher à nous mettre en relation avec les jeunes, avec ce que les gens vivent, ce que les jeunes vivent. Est-ce que la réponse est la bonne ? On sait que les réponses sont complexes mais l’important c’est de se questionner à ce sujet.

Vous avez tenu à aller, dès votre arrivée, dans les villages de la paroisse. Et si possible à pied.

Il y a un côté symbolique dans cette démarche. J’arrive ici en cheminant, pour dire que je viens cheminer avec vous, faire un bout de chemin ensemble. Je n’attends pas que vous veniez au presbytère, à Bergues, je viens vers vous, je viens vous rejoindre.